Description générale

Dans la tradition, le signe de la Vierge était symbolisé par un épi de blé. La période mi aout mi septembre correspond à la saison de la moisson des céréales. Lors de la dernière phase de l’été, ces végétaux bénéficient de la juste maturité pour apporter aux hommes    l’élément de base de leur nourriture et ce, depuis des millénaires. 

Le signe de la Vierge signifie « recherche de pureté ». Mais plus que d’une pureté sur le plan physique (et encore, ce n’est pas certain lorsque l’on considère l’obsession de la Vierge pour la propreté et l’hygiène !) le terme doit être pris au sens « sans corps étrangers », dépourvus d’éléments n’appartenant pas « en propre » à un individu, à son caractère spécifique, à sa vraie nature.

Quelle exigence ! Comme cela est difficile pour un être humain d’expérimenter une telle quête dans ce monde.

Signe de TERRE et mutable, l’individu marqué par une dominante Vierge est au fond de lui, en recherche d’évolution intérieure, il veut grandir et ce, de manière palpable, concrète, visible, tangible.

Les sentiments, les émotions, les ressentis, l’intuition, sont autant de choses qu’il juge inutiles et qu’il ne comprend guère d’ailleurs. Elles passent au second plan, voire au troisième. Nous avons à faire ici à une dynamique psychologique très intellectuelle, analytique ; le profil opposé au sentimental émotionnel, comme celui des Poissons. . Sa planète, Mercure, mentalise « à outrance » le fonctionnement de ce signe. Avec lui, l’ère est au calcul, au discernement, à l’économie, à la prudence, au respect scrupuleux et rigide des règles, des consignes, des grands principes d’honnêteté et de conscience professionnelle. Les psychanalystes parlerait d’un profil obsessionnel qui attache un prix excessif à la pureté, la propreté, l’ordre, l’accumulation, la conservation. Ses nombreuses manies, et notamment celle du détail, confirment cette tendance. La Vierge, catégorise, classifie, hiérarchise, organise, systématise… Le désordre l’angoisse, la complexité le fait fuir et les sentiments humains la désarment.

Steven Forrest dans « Astrologie,  le ciel intérieur » donne une image intéressante de son mode de fonctionnement : 

« La psyché de la vierge ressemble à une pellicule photo de forte sensibilité. Chaque nuance de sa vie ressort aussi fortement qu’un reflet de lune sur la mer. Aucun voile de romantisme n’obnubile sa vision. Elle ne voit que ce qui est vraiment, et le voit en détail. Lorsque cet esprit à rayons X se retourne sur lui même, les images qu’il produit sont encore plus précises. La Vierge se voit avec une clarté impitoyable. Tout se passe comme si elle avait contracté une assurance contre l’illusion de grandeur »

Sa recherche de pureté est synonyme de quête de perfection.  Pour y arriver, en ce monde bien impur à ses yeux,  il a choisi une voie particulière : celle du service aux autres, de la disponibilité, du travail. Dans ces domaines, il fait preuve de beaucoup de zèle : sérieux, responsable, compétent. Au quotidien, dans les taches parfois les plus humbles, les moins en vue, celles sur lesquelles personnes ne se précipitent, il s’attache à faire bien. Il y consacre une grande part de son énergie, se donne à corps perdu dans ces activités et dans ce qui lui parait utile pour les autres. Comme pour les Poissons (le signe opposé) les comportements de sacrifice ne sont jamais très loin et constituent une autre voie de purification de l’âme. Il met la barre tellement haute, ses aspirations inconscientes sont tellement exigeantes qu’un sourd sentiment de doute - voire de culpabilité - anime sa conscience. Il s’auto harcèle, se juge, se critique souvent. Cette auto évaluation l’épuise,  lui prend une grande part de son énergie vitale. La clé de libération serait le lâcher prise, l’acceptation de soi, la pleine conscience du caractère vain de ce désir profond. Un important travail sur son estime de soi lui est souvent nécessaire pour gagner en légèreté d’être.

Un autre de ses processus mentaux clé réside dans la dynamique « division-multiplication » : On retrouve par cette dynamique dans le taylorisme par exemple : division du travail et multiplication des produits fabriqués. Le taylorisme est Vierge, la productivité est Vierge, toute notre économie est Vierge et la plupart de nos comportements au travail sont conditionnés, encadrés, sur déterminés par cette logique implacable, froide, jamais satisfaite, perfectionniste. L’ère industrielle est une caricature du signe de la Vierge, mais aussi l’agriculture, activité éminemment Vierge. Si l’on y regarde de plus près, l’après guerre a considérablement renforcer les caractéristiques de ce signe. Nous proposerons une interprétation à ce phénomène dans la conclusion du livre en soulignant que notre époque correspond à la fin de la civilisation de l’axe Vierge-Poissons. 

 Un des mots essentiel à bien intégrer pour comprendre la logique du signe de la Vierge est le mot Contrôle. Il contrôle ses émotions, ses sentiments, ses pulsions, ses ressources, sa nature sensible. Son mental surdéveloppé passe tout au peigne fin, et pour garder l’image, coupe souvent les cheveux en quatre.

Dialectique.

On observe deux types de Vierge :

q  La Vierge austère  - dite aussi Vierge sage -  et qui se contrôle : Souvent brillant, il se montre très policé, rationnel, efficace, concentré,  économe, discipliné et exécutant.

q  La vierge folle qui se relâche : extravaguant, brouillon, bruyant. Son profil se  rapproche alors des valeurs Scorpion : esprit rebelle, indiscipliné, instinctif en affaire, anti conformiste, désordonnée.

Son système de besoins 

Sentiment d’être utile, rendre service. Cherche à apprendre, à s’améliorer constamment.

Le manager type Vierge

Voici l’organisateur, l’économe, l’administrateur, le contrôleur de gestion, le juriste, … C’est l’homme du pilotage des systèmes, celui qui demande à ce que les tableurs et indicateurs soient rendus à temps, et qui d’un premier coup d’œil voit le détail qui manque. L’œil aiguisé par son besoin de perfection est comme un aimant attiré par ce qui pose problème. Il ne se trompe que très rarement mais quand cela lui arrive, il le reconnaît sans difficulté et modestement.

Les individus Vierge ont la réputation d’être humble, timide, travailleur, sérieux, et particulièrement vertueux : ils veillent à n’abuser d’aucun passe droit, aucun privilège excessif. Ils ont en horreur le gaspillage et cherchent jusque dans leurs comportements quotidiens à « optimiser » leurs ressources. Ils ne vivent pas pour le plaisir mais plus pour le devoir et le service. Quelle que soit leur évolution, même à des postes de haut niveau, les individus Vierge gardent au fond d’eux un profond sentiment d’infériorité. Ils ont tendance à se dévaloriser et doute parfois de la légitimité de leur position. D’où parfois une pression constante sur les équipes qu’il dirige.

Ils se donnent à fond au service d’une cause, de leur entreprise,  de leur patron, des autres. Plus à l’aise dans des rôles de second, l’individu dominé par le signe de la Vierge, n’est pas suffisamment sûr de lui pour occuper une place de leader. Empreint aux doutes permanents, de nature inquiète, il préfère administrer que créer. Ce qu’il fera sera toujours empli de zèle et attendra de ses collaborateurs le même dévouement. C’est l’homme des critiques sévères, des remarques désobligeantes, celui qui voit d’abord ce qui ne va pas, jusque dans les détails les plus subtils, parfois en décalage avec ce que l’on pourrait attendre de son rang. Ce qu’il faut comprendre c’est que lui-même se veut tellement irréprochable, il redoute tellement d’être critiquer, qu’il prend les devants et se remet sans cesse en question. Il confond « faire le mieux » et « faire de son mieux ». Il ferait bien de se souvenir de la nuance : il aurait moins de maux d’estomac !!

Ses verbes favoris

Je mesure. Je mets en place des indicateurs que je suis régulièrement. Je vérifie.

Je compte, je calcule, je contrôle. Je planifie, j’organise en respectant l’ordre de chaque étape.

J’analyse en décomposant soigneusement chaque élément dans le détail.

Je classe, je range, je mets de l’ordre, j’archive. J’optimise, j’améliore, je perfectionne.

Parole à ceux qui n’ont pas apprécié de travailler avec un manager de style Vierge.

 L.V. était jusqu’alors chef de projet pour un des modèles de nos produits. Il avait auparavant exercé des fonctions de responsable de production. C’est alors que je l’ai connu, comme assistante.  Il avait toujours donné entière satisfaction à la Direction Générale grâce entre autre, à son sérieux, son extrême disponibilité, ses dossiers toujours impeccables, son respect des délais et de la qualité de suivi avec ses fournisseur et clients.

Depuis un an, il occupe désormais la fonction de Directeur d’une des divisions et je fus heureuse de travailler avec lui de nouveau. Mais très vite je me suis rendu compte qu’il y avait quelques choses de différent. C’est comme s’il n’était plus le même ou que sa nomination le stressait. Il ne cesse d’aller et venir dans mon bureau pour ajouter un ou deux détails sur les présentations qu’il doit faire au Président. Puis il revient l’instant d’après pour vérifier que j’avais bien contrôlé les frais de déplacement de X. Je passe des journées entières à modifier les indicateurs des tableaux de bord. Il s’occupe de tout jusqu’à vérifier l’évolution des consommations téléphoniques de ses collaborateurs directs. Il ne cesse de m’interrompre passant du coq à l’âne. Le moindre imprévu le fait stresser. Si je dois chercher un dossier dans son bureau (toujours 5S) en son absence, à son retour il le voit immédiatement et me demande si je lui ai emprunté quelque chose.

On ne peut plus discuter avec lui : dès qu’une décision est prise s’en est fini ; il ne revient pas sur ses positions. Il a des œillères et n’entend pas changer de point de vue. Tous les jours,  il arrive à la même heure et je peux même  savoir à l’avance l’heure à laquelle il va prendre son café, faire ses pauses. Il aime s’enfermer dans son bureau, surtout quand il téléphone. Je n’ai pas été habituée à ça ! J’ai l’impression de le gêner !! Tout ce qu’il me demande fait l’objet de contrôle permane et dès qu’un imprévu arrive, il stresse tout le monde. Il entre en mode panique, modifie les agendas des ses proches collaborateurs, les harcèle au point qu’ils ne peuvent même plus avancer sur leurs dossiers.  

Il travaille plus de douze heures par jour, le fait savoir et ne comprend pas pourquoi les autres n’en font pas autant.   Il va sûrement finir par « péter un câble ».