Description générale du signe du Verseau

 Traditionnellement, le signe du Verseau est illustré par un être humain, un porteur d’Eau qui déverse le nectar des dieux  (la connaissance) sur la Terre. C’est le seul humain « normal » du zodiaque : les autres sont soit des animaux (Bélier, Taureau, Cancer, Lion, Scorpion, Sagittaire, Chèvre  -capricorne- Poissons, soit des végétaux (l’épi de blé de la Vierge) ou des objets (Balance) Les Gémeaux /jumeaux sont représentés par deux enfants reliés par un fil. Est-ce à dire que le Verseau représente l’aboutissement d’un développement ? Un modèle pour les autres signes ? Oui, en quelque sorte car nous avons ici à faire à une personne humaine individualisée, c'est-à-dire libre.

Pour le Verseau être libre signifie sortir de normes sociales, s’affranchir du jugement des autres, fuir le conformisme, rejeter l’instinct tribal qui nous enferme dans des rôles qui nous contraignent à accepter la règle du collectif et qui, ce faisant, tue ce qu’il y a de plus précieux en nous : ce que nous sommes réellement. Nous ne pouvons vivre notre individualité que dans la liberté. Ces deux principes sont indissociables. De son point de vue, tout système social organisé et donc toute figure d’autorité se confondent alors avec un empêchement à cette quête.

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L’être Verseau se méfie comme de la peste des conventions sociales, des valeurs prônées par le plus grand nombre, les attitudes et comportements dictés par la culture de la société et de tout groupe. Il ne peut accepter d’être une marionnette de plus au théâtre de la comédie humaine, il ne veut rentrer dans aucun moule. C’est un chercheur de vérité, sa vérité intérieure et celle du monde extérieur. C’est comme s’il avait fait un pacte avec elle : jamais je ne te trahirais ! Et c’est comme si cela signifiait : jamais je ne me trahirai !

A ce signe correspond un autre besoin vital : celui d’avoir des amis avec qui partager une vision, un idéal,  un projet. Ainsi, après la vérité, c’est à une autre valeur qu’il a juré fidélité : l’amitié. Spontané, direct et franc, son relationnel est emprunt de simplicité et de solidarité. Il sait se mobiliser pour aider ses amis, capable d’entraide, et est souvent apprécié pour sa jeunesse d’esprit et son caractère vif et joyeux.

Mais il est aussi plein de paradoxes : car autant il est attaché à ses amis, autant il veille précieusement à sa liberté, à son indépendance. La planète Uranus lui apporte le goût du changement, des capacités d’anticipation,  des opinions avant-gardistes, une personnalité multiple. Aussi, parfois il déroute. A la fois humaniste dans ses principes il reste très individualiste dans son comportement. Il manie avec habileté les contrastes, pour ne pas dire les contradictions.  Chez le Verseau, il y a comme une combinaison des contraires. En effet, Uranus qui symbolise la nouveauté, l’avenir, se combine chez ce signe avec Saturne, la tradition et le passé. Il y a donc chez lui cette possibilité de reconsidérer les choses connues à l’aide d’un regard complètement neuf, ce qui bien souvent débouche sur des innovations surprenantes. Certains appellent cela le Génie.

Confiant en son étoile, mu par une volonté farouche de pouvoir accéder un jour à son idéal,  il voit ce que les autres ne voient plus, à l’image d’un jeune enfant qui découvre le monde et place sur chaque chose un œil nouveau. Et presque par candeur, il interroge, il questionne, il pose les vraies questions  - souvent celles qui embarrassent le plus ! 

Ouvert, curieux de tout, affable et sympathique avec le plus grand nombre, il a nécessairement quelque chose d’original : ce peut être un détail dans sa manière d’être, dans ses loisirs peu conventionnels, dans son activité professionnelle peu ordinaire ou plus simplement dans ses idées extravagantes. Il porte en général une vision bien particulière sur le monde, à fois plus distancée et plus profonde.

Il veut réussir, prospérer, se développer. Il avance, sûr de son chemin et les obstacles  ne semblent pas pouvoir l’arrêter. Ni même les échecs ! Il pense que l’Homme est sur terre pour grandir, que ce soit sur le plan intellectuel, moral, affectif ou spirituel. De grandes aspirations l’animent.

Aimable, d’accès facile, spontané dans son expression, il a besoin de vivre en paix avec les autres. Mais quand on est différent des autres à ce point, quand l’on affiche son originalité et que l’on revendique sa liberté au dessus de tout, alors il faut s’attendre à ce que les autres, même les proches, fassent pression pour rentrer dans le « droit chemin », c’est à dire le leur !. Oui, souvent il dérange. Non pas seulement par son excentricité, mais parce qu’il sait écouter sa petite voix intérieure et que ce faisant,  indirectement, il interroge les autres sur ce qu’eux-mêmes font de leurs propres conditions d’êtres humains, foncièrement libres.

Son système de besoins 

La liberté, l’expérimentation, la recherche de la vérité. L’amitié et la défense des valeurs humanistes nourrissent son besoin de son existence. Besoin d’apporter son « génie » propre.

Le Manager type Verseau.

Quelle que soit son activité professionnelle, il se sent l’âme d’un professeur, d’un enseignant, d’un communicateur. Selon la mythologie, l’eau qu’il verse est le nectar des dieux, la connaissance. Alors, c’est plus fort que lui : il se sent comme obligé de donner des leçons ! Il prétend tout savoir, adore expliquer sur un ton professoral ce qu’il croit avoir compris, comme s’il se sentait chargé d’une mission.

Attentif à ce que chacun se sente intégré dans son équipe,  il veille également à ce que l’ambiance au quotidien soit positive et entacher d’esprit d’entraide. Pour résoudre les problèmes, il n’hésite pas à demander l’avis du plus grand nombre, convaincu que la vérité est au croisement des chemins. Comme pour les deux autres signes d’Air, il n’a aucun souci pour travailler avec toutes les catégories de personnel de l’entreprise. Le monde des castes, il l’ignore et préfère s’intéresser aux valeurs des personnes qu’à leur appartenance sociale ou professionnelle. Cela n’est pas sans lui poser parfois quelques difficultés, notamment avec sa ligne hiérarchique. S’exprimant assez spontanément et naturellement, il n’est pas l’ami des préséances que le statut oblige à respecter. Parfois cela le dessert. Et comme il ne cherche pas à se mettre en avant  - alors qu’il ne déteste pas être au devant de la scène lorsque ce sont les circonstances qui  l’ont poussé- il n’est pas rare que son intelligence brillante, ses idées originales et ses capacités créatrices ne soient pas valorisées à leur juste niveau.  S’il a l’impression de ne pas évoluer, de ne plus apprendre, il se mettra en quête d’un nouveau projet, d’une nouvelle mission voire d’un autre job. Il fuit l’ennui, car pour lui c’est une perte de temps.  

Malgré son relationnel agréable,  ce manager est d’abord un individualiste dans l’âme. On peut parfois regretter chez lui un manque d’attention aux besoins de ses collaborateurs. Il est davantage concentré sur la vie du groupe, la cohésion de l’équipe, la qualité de la coopération, la bonne circulation de l’information que les ressentis des personnes. Spontanément, il ne verra pas les difficultés professionnelles ou les problèmes personnels qu’un de ses collaborateurs rencontrerait. C’est davantage un cérébral qu’un affectif, y compris dans sa manière d’être avec  les autres. Mais lorsqu’on le sollicite, il sait être de bon conseil car il est capable de se décentrer, prendre de la distance sur ses émotions et rendre service.

D’un tempérament assez enjoué, gai, ouvert, il peut donner l’impression d’une certaine insouciance et son engagement ne semble jamais être entier. Quand on lui confie des responsabilités, il sait se montrer à la hauteur de la confiance qu’on lui témoigne.   Mais au fond de lui, elles lui pèsent car elles vont trop à l’encontre de son besoin de liberté.

Il aime améliorer les choses et peut remettre soudainement en question une pratique qui jusque là ne dérangeait personne. Simplement, tout à coup, il s’interroge et se demande pourquoi « on se complique la vie » à ce point ? Il est plus intéressé par la nouveauté d’un projet que par son suivi dans le temps. La réalisation le motive moins que la réflexion et la conception.

La rigidité des institutions le fait fuir. Il a besoin d’un environnement souple pour donner le meilleur de lui. Ne comptez pas trop sur lui pour « faire le chef », faire respecter les règlements et autres procédures. D’ailleurs, sur ce plan, lui-même est plus un contre exemple ! La discipline, ce n’est vraiment pas son affaire.

En revanche, il saura animer une petite équipe d’ingénieurs dans une SSII, motiver des consultants en management grâce à des postures intellectuelles anticonformistes et l’étendue de sa culture personnelle, faire preuve de charisme dans un cabinet de marketing tant il sait décrypter les phénomènes sociaux, comprendre les attentes de ses clients. C’est un artiste, un maestro, un charmeur, un visionnaire. Les milieux trop guindés sont incompatibles avec cet être aérien qui ne comprend pas et n’apprécie pas que l’on joue à faire l’important et se montrer ainsi tellement superficiel !

Ses verbes favoris

J’anticipe, je prévois. J’invente, je crée, j’innove, je conçois, j’expérimente de nouveaux concepts. Je modernise, je révolutionne.

Je conseille, je guide, j’enseigne, je soutiens, je donne espoir.

Je fais progresser, je transmets un savoir, j’enseigne.

 

Parole à ceux qui n’ont pas apprécié de travailler avec un manager de style Verseau.

 « LV avait un coté rêveur, artiste, distrait. Son bureau était particulièrement désordonné. A mon avis, dans sa tête ça devait être un peu pareil. J’ai travaillé avec lui pendant 4 ans. Même si parfois il avait un caractère électrique et était prompt à des réactions explosives,  au global il avait un relationnel plutôt agréable. Mais je dois dire que mon expérience professionnelle me donnait l’autonomie suffisante pour ne pas avoir besoin de son soutien. Pour Jean qui était encore tout jeune c’était différent. Lui avait davantage besoin de conseils, de directives claires, d’évaluation de ses propres actions et de considération. Il se sentait peu épaulé par LV. Celui ci manquait d’attention aux autres. Il se montrait souvent insensible aux difficultés qu’on pouvait rencontrer. Nos problèmes ne le touchaient pas, comme si cela ne le concernait pas. De plus, il était souvent absent. C’était un vrai coup de vent et même son assistante ne savait pas toujours où il était.

Dés que LV est arrivé dans le service il nous a fait mille promesses, que tout allait changer, qu’il avait des idées bien meilleures que ses prédécesseurs qui, selon lui, n’avait pas fait grand-chose !! C’est vrai qu’au début on y a cru : il avait de vraies ambitions pour le service et prétendait que ses plans d’actions seront bientôt appliqués à toute l’entreprise. Mais c’était plus un idéaliste qu’autre chose. Des idées,  ça oui ! il en avait !! Plutôt trop que pas assez ! Mais comme il n’était pas à une contradiction prés, d’une semaine à l’autre il était capable de remettre en cause les projets qui l’avait tant enthousiasmé !  Et par certains cotés  heureusement, car ce qu’il projetait de réformer nous paraissait bien trop utopiste ! Il parlait comme les livres américains sur l’organisation et le management qu’il  dévorait. C’était de la haute volée, mais les soucis quotidiens, les pressions des clients, les problèmes de production ne retenaient aucunement son attention. Et comme il était très souvent en désaccord avec le patron qu’il ne cessait de le critiquer et de le traiter de « ringard » dans son mode de management, il a fallut qu’il quitte l’entreprise. Désormais, on rêve moins mais on bosse plus !! »