Description générale du signe du Capricorne

L’image astrologique traditionnelle du Capricorne est celle d’une chèvre (avec une queue de poisson) accédant seule au sommet de la montagne. Le beau symbole d’ambition que voilà ! Et derrière ce symbole sont révélées de grandes qualités : courage, endurance, goût de l’effort, autodiscipline. Par ailleurs, seul au-dessus de l’agitation de ses contemporains, ce signe symbolise l’être regardant les choses d’en haut, demeurant là, méditatif sur l’activité de ses semblables : il domine, non par la force mais par sa grandeur ! Il représente le pouvoir terrestre. Ainsi, il est en position d’observer et grâce à sa prise de hauteur il distingue clairement ce qui va et ce qui ne va pas. Mais s’il monte si haut dans le froid, c’est aussi pour se rapprocher d’un idéal…forcément élevé !! Un idéal que précisément il sait ne pas trouver dans la vallée !! Sa motivation est d’aller à l’essentiel : peu de fantaisie, du sérieux, de la profondeur, il possède un sens aigu de ce que signifie la responsabilité sociale et humaine. Rarement drôle, peu chaleureux, il a cependant un vrai sens de l’autre, tout en profondeur et en vérité, bien plus que n’importe quel autre personnage affichant un splendide sourire !! Mine de rien, il observe, il scrute, il dissèque le comportement de ses semblables : il anticipe, il se protège en cherchant la faille intérieure qui est en l’autre. L’intérieur, il connait.

capricorne

C’est un être qui n’est intéressé que par le fond des choses, en commençant par lui-même. Discipliné, rigoureux, il se pose les questions qui font sens et supporte difficilement les faux-semblants, les jeux de cours du Royaume, les hypocrisies et la lâcheté. C’est fondamentalement un être intègre. Comme il possède un sens développé de la réalité des choses, il appelle « un chat un chat » et, ce faisant, se retrouve souvent bien seul à défendre son point de vue. Contrairement au Lion qui cherche à travers le pouvoir une extériorisation de son égo, le Capricorne file seul au sommet, loin de tous, à l’abri des tentations des applaudissements, des louanges ou des critiques. Ceux qui font l’expérience du pouvoir et de la vraie liberté savent que le prix à en payer s’appelle « solitude ».

Dialectique :

  1. L’ambitieux : l’orgueil débouche sur un complexe de domination, souvent refoulé. La volonté est tendue vers un seul but : s’élever socialement, être reconnu. Arriviste, carriériste, diplomate intéressé, sa libido le pousse à une volonté de puissance qu’il projète souvent dans la possession de biens matériels.
  2. Le détaché : la volonté de puissance sur le monde terrestre (possession, domination sur les autres, matérialisme..) s’amoindrit au profit d’une forme de dépouillement, d’humilité exagérée, de désintéressement excessif. L’individu est en proie à des tourments sur le plan moral, des scrupules, sous tendus par un sentiment inconscient de culpabilité. L’ambition demeure mais elle porte sur des « objets » immatériels, moraux, spirituels, philosophiques accompagné d’ascèse de méditation. Autrui occupe alors une place centrale et sa vie impersonnelle poursuit une forme de grande œuvre…

Son système de besoins

Besoin de se réaliser par le travail, les responsabilités, la notoriété. Recherche la discipline, la concentration, l’essentiel. Veille à ce qu’il n’y ait pas de décalage entre ce que lui dicte son être et son image public.

Le manager type Capricorne

Un des mots clés pour ce personnage, manager dans l’âme, est responsabilité.

Quelle que soit son activité, sa profession le domaine dans lequel il exerce, il se veut très professionnel, expert, un spécialiste, un grand organisateur, solide, un monstre de travail. Il vise toujours plus haut, éternel insatisfait, il brigue la plus haute marche. Ce qui l’intéresse c’est avancer, avancer encore vers le sommet de la montagne. Le Mont Blanc, puis le Kilimandjaro, l’Everest bien sûr !! Le trait est à peine forcé : il vise les sommets, que ce soit celui de la structure pyramidale des entreprises ou celui du savoir et de la connaissance.

Manager peu expansif, rarement chaleureux, il est pour sa propre hiérarchie une valeur sûre, un être fidèle, efficace, soucieux de faire progresser l’entreprise, visant la réussite et l’excellence, assumant ses responsabilités et mettant du cœur à l’ouvrage. Il n’a de cesse de défendre les intérêts du collectif comme si c’était le sien propre. Profondément ancré dans la réalité, confiant en ses compétences, sûr de lui, il n’est pas du genre à prendre les choses à la légère. Vous voilà averti. D’un caractère trempé, du haut de son sommet il sait prendre du recul et ce faisant sait anticiper, voit à long terme et en ce sens est un bon stratège. Il a toujours deux ou trois longueurs d’avance, ce qui pour un manager est une qualité essentielle : il analyse les risques, prévoit le pire et se protège en conséquence. C’est l’homme des assurances. 

De même, ses capacités de concentration, de suivi dans la durée de ses objectifs,  lui permettent de dépasser les aléas conjoncturels, ne se laisse pas influencer par la marée émotionnelle positive ou négative de ses pairs (rumeurs, craintes, emballement, ..). Mais il dispose également d’une volonté de fer. Quand il a décidé du cap à tenir, il ne lâche plus prise. Il compte sur le temps : pas de manière passive, mais en travaillant de manière assidue, persévérante, déterminée.

Il s’attache à ce que les structures qu’il conçoit garantissent la fiabilité des actions et vise leur pérennité.  Comme pour le Verseau mais pour des raisons différentes, c’est le manager du développement durable qui comprend que la croissance à long terme d’une entreprise passe par le développement des compétences du personnel.

Ses verbes favoris 

Je dirige, je gouverne. J’assume des responsabilités. Je construis, j’édifie, je structure, je réalise. Je concrétise. Je réalise. Je contrôle.

Je prends de la hauteur, j’anticipe, je prévois, je réfléchis à la stratégie, je maitrise les risques

Parole à ceux qui n’ont pas apprécié de travailler avec un Manager de style Capricorne

« Monsieur L.C. n’était pas un drôle. Il prenait toujours tout au sérieux. Au début, nous avons essayé de le décontracté : on est passé pour des amuseurs ce qui dans sa bouche était loin d’être un compliment. A plusieurs reprises on l’a invité à quelques sorties entre collègues. Il n’est jamais venu, sans jamais dire ouvertement non d’ailleurs. Il paraissait toujours soucieux, préoccupé, triste, voire parfois malade. Il était très peu loquace et bien malin qui pouvait dire ce qu’il pensait vraiment. Il passait des heures entières devant son ordinateur à mettre à plat une organisation exempte d’imperfection : c’était un fan de l’organisation par processus mais il travaillait beaucoup trop seul pour avancer. Il suivait de près les budgets. Surtout il était inexpressif. Cela me dérangeait terriblement. On se demandait ce qu’il avait d’humain. Jamais un signe de satisfaction sur son visage. En réunion de Direction, le suivi d’avancement des dossiers s’enchainait les uns après les autres, froidement et personnes n’osait broncher. Non qu’il était méchant, mais terriblement sérieux. Seuls les objectifs comptaient. Il semblait inaccessible. Aux yeux de certains, ça lui donnait beaucoup de pouvoir et forçait la respectabilité. Quand nous avions besoin de lui parler, après avoir réussi à obtenir un RDV, on sortait du bureau en jurant de ne plus jamais demander quoique ce soit. Il faisait mine de nous écouter puis au bout de deux minutes commençait à regarder sa montrer et finissait par nous faire la morale, en nous disant qu’on n’était pas malheureux dans cette entreprise, qu’il y avait pire et que nous, cadres supérieurs, nous devions montrer l’exemple du courage.  Je me suis trop ennuyé dans cette entreprise. Je n’y suis resté que deux ans ».

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