Description générale du signe du Bélier

Le Bélier bénéficie de l’énergie du printemps, de la sève qui monte, de la formation et de l’éclatement des premiers bourgeons. Il a en lui cette impulsion vitale, première, ce bouillonnement de vie, cette poussée fiévreuse du renouveau, la promesse de jours meilleurs. Pour cela, il est le premier signe de la Roue Céleste, porteur du renouvellement du cycle de la nature. Il représente la force de l’énergie qui jaillit, l’ardeur qui pousse à agir, à faire, à aller de l’avant, à prendre les initiatives qui s’imposent - et même celles qui ne s’imposent pas d’ailleurs ! Pour lui, « dire » c’est aussi « faire », au même titre qu’entreprendre, décider, avancer, progresser…

Comme il est difficile de dompter de telles impulsions ! Se tempérer, mettre de la mesure, prendre de la distance tout cela n’est guère compatible avec une telle dynamique. Le Bélier procure du tempérament, une force de caractère qui déborde de conviction.
Mais le printemps c’est aussi la victoire de la lumière sur l’ombre, la fin de la domination de la nuit sur le jour : le combat essentiel pour la Vie. Le Bélier contient en lui cette nature martiale : grâce à Mars, Dieu de la guerre, il possède suffisamment de courage pour affronter tous ces ennemis, pour avancer coûte que coûte, pour s’engager à fond dans ce qu’il entreprend, pour ne rien faire à moitié. Atteindre ses objectifs est une obligation à ses yeux. Il veut gagner. Il a pour lui, la vitalité, la combativité, la détermination.

belier

Oui, du courage il en a : c’est pour lui une façon de se sentir exister. Mais qui dit courage dit risque, danger, peur. Aussi entretient-il avec cette dernière une relation intime : souvent stressé, tendu vers l’excellence, la réussite, la victoire, il vit dans la crainte ne pas y arriver : personnage paradoxal qui, malgré ces craintes, se donne des challenges ambitieux, se fixe lui-même des défis étonnants comme pour se surpasser. Peut être a t il besoin d’une dose régulière d’adrénaline ?
Puisque c’est le signe des commencements, il ne peut se retourner, regarder vers le passé. Bien que son regard soit souvent orienté vers le devenir, sa psychologie est toute entière dans le présent, à l’image de ses réactions souvent spontanées, improvisées, immédiates et bien entendu impulsives. Facteur amplifiant de cette impulsivité : son émotivité, voire son hyper émotivité ! Elle alimente le feu qui l’habite, elle le décuple. Cela peut provoquer d’impressionnants coups de sang, une exagération de ses réactions et, au moins pendant la première partie de sa vie, des états quasi paroxystiques. Devant de tels états, souvent, l’entourage s’étonne car la charge émotionnelle ainsi expulsée est sans proportion avec ce qui l’a déclenché.

La victoire de la lumière sur l’ombre c’est l’astre solaire, son autre planète, qui pointe à l’horizon. Le soleil est symbole de volonté et le Bélier la place au cœur de sa vie. Pour lui, c’est une question existentielle : qu’est ce que je veux faire de ma vie ? Quand il a clarifié cette question, quand il a su lever le voile des peurs que lui procure sa recherche d’identité, alors il trouve les moyens d’agir en conséquence et il devient libre.
Il profite aussi d’une intuition qui lui permet de comprendre finement les situations et les personnalités de ses interlocuteurs. Dommage que son désir d’agir soit plus impétueux que celui d’intégrer le temps, de faire preuve de patience, de constance et de persévérance dans ses stratégies d’action car alors peu de choses lui résisteraient.

Son système de besoins

Etre reconnu par l’affirmation de son identité. L’agir est le vecteur privilégié de cette recherche.

Le Manager type Bélier

Il peut s’avérer difficile de s’associer avec lui, du moins tant qu’il ne se voit pas comme LE BOSS. Il croit en lui, quel que soit ce à quoi il touche et ne se conçoit que dans l’excellence. Il faut l’admettre : il réussit, il brille, il dispose de multiples talents.

Mais ce n’est ni un homme de détail, ni un perfectionniste encore moins un diplomate. Ce qui d’ailleurs lui pose souvent des problèmes d’image. Il tient à dire les choses comme il l’entend, sans concession, sans compromis – qu’il nomme compromission. Comme il met beaucoup de force parfois de radicalité dans ses propos, nécessairement parfois il vexe, il blesse les susceptibles, ne faisant aucun cas des états psychologiques de ses collègues ou supérieurs, bien trop préoccupé à « produire » réaliser » « avancer ». Il en est de même quand il décide : il tranche, sec et net ! Certes, il sait être généreux, loyal, mais au fond c’est un dominateur, quelle que soit la forme, la douceur et l’amabilité qu’il peut être capable d’y mettre.

Sa motivation est quelque peu différente des autres signes de feu : ce qui le fait courir, c’est moins les honneurs ou la gloire que la beauté du geste, la grandeur de ses résultats, ses capacités à relever un défi, l’amour de la chose accomplie, la possession d’une compétence unique, le challenge commercial de haut niveau… Il est tendu vers un idéal : être « le seul à …», « le premier qui… », le sublime, le suprême. Cela aussi agace. Mais combien sont ceux qui perçoivent qu’à travers cette quête d’excellence, de grandeur, d’exception c’est une quête d’une autre nature qui est en jeu : celle de sa propre identité qui semble lui échapper.

Travailler avec lui peut être agréable car il sait vous laisser une grande liberté de manœuvre, vous faire confiance et gérer vos affaires comme bon vous semble. Pour lui, le principal est que le travail soit fait. En revanche, il peut aussi parfois se comporter comme un tyran qui exige de ses collaborateurs que les choses soient faites avant même qu’il les ait demandées. Ces collaborateurs ont intérêt à être disponible à ses demandes et ne pas oublier que ses désirs s’apparentent à des ordres.

Dans son rapport aux autres voici quelqu’un d’assez imprévisible : il n’a pas la même attitude si c’est lui qui va à la rencontre des autres ou si, à l’inverse, on le sollicite. Il peut rester plusieurs jours sans voir personne, mener une vie d’ermite pendant plusieurs semaines. Ce n’est pas pour autant qu’il n’a pas besoin de vivre en société. Toutefois, il est toujours un peu en décalage avec les milieux sociaux qu’il fréquente. Par exemple, l’attention qu’il porte à ses tenues vestimentaires fait souvent parti de ses toutes dernières préoccupations. Cela ne veut pas dire qu’il n’aime pas le beau. Au contraire, quand il s’intéresse à quelque chose, c’est nécessairement vers le must qu’il est attiré : les meilleurs vins, les plus belles voitures ; la hifi dernier cri lui permettra d’écouter les plus belles œuvres. Capable de faire venir ses cigares directement de Cuba, de faire des centaines de kilomètres pour aller chercher son vin chez les meilleurs vignerons, il veut montrer qu’il n’est pas comme tout le monde, qu’il est un être d’exception.
L’énergie Bélier permet d’entreprendre : on pourrait même dire que c’est l’énergie de l’entrepreneur, du créateur d’entreprise. Dans tous les cas, il sera celui qui va de l’avant, celui qui ira à la conquête de nouveaux marchés, celui qui se battra pour une cause, une idéologie, des résultats. Qu’importe le ring, pourvu qu’il combatte.

Ses verbes favoris

Je lance une nouvelle activité. Je mène une action ou un combat. Je conquiers, je me bats pour / contre. J’encourage. Je stimule les équipes, je les entraine, je les mobilise. … Je tranche. Je promeus.

Parole à ceux qui n’ont pas apprécié de travailler avec un manager de type Bélier

« De tous mes patrons L.B. a été le plus motivant. Du moins, au début : il me disait qu’il me faisait confiance, que je savais être à la hauteur du travail qu’il me donnait. J’admirais aussi ces nouvelles idées, il avait de beaux discours sur le management participatif. Il n’oubliait aucun anniversaire des membres de l’équipe et ramenait chaque fois des viennoiseries que l’on partageait ensemble au bureau à un petit déjeuner. Mais au bout de deux ans, c’est devenu plus difficile. Travailler pour lui était éreintant, il se montait très exigeant avec tout le monde, passant du coq à l’âne en permanence, nous demandant un nouveau travail avant d’avoir même que l’on ait pu finir le précédent. Il n’écoutait pas nos difficultés bien plus préoccupé par son image auprès du plus grand nombre. Il cherchait à impressionner tous ses collègues. C’était un beau baratineur !! Il ne supportait pas la contradiction et on ressentait la colère contre celui qui lui prouvait qu’il avait tort. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi susceptible : on a vite compris que l’on avait intérêt à être de son avis ! Il lui était impossible de se remettre en cause. Nous avions chaque fois tous les torts et avait le don de nous culpabiliser ! Je n’en pouvais plus. J’ai démissionné et je suis désormais bien plus sereine dans mon nouveau travail »