Description générale

Comme son nom et son symbole le suggèrent, la Balance, avec ses deux plateaux, est en recherche constante d’équilibre ; et ce, à double titre :

-          - entre soi et les autres, dans ses relations.

-          - à l’intérieur de lui-même, l’individu étant partagé entre les plaisirs de la vie et les devoirs,  la qualité des échanges avec les autres et les obligations sociales et morales.

La Balance oscille donc entre deux pôles opposés, de nature très différente : la joie expansive et le sérieux rétracté, l’insouciance de la jeunesse et les responsabilités qu’impose une conscience sage… Sa quête d’équilibre correspond à une autre quête, plus profonde, plus essentielle : au fond d’elle-même, c’est la paix et le calme qu’elle recherche. A l’opposé du Bélier emporté par l’énergie bouillonnante et martiale du printemps, elle demande la sérénité de l’automne. Recherche difficile que celle de la voie du milieu ! Décider et trancher lui est souvent pénible car cela nécessite de faire des concessions, des choix. Et renoncer lui est trop difficile !

Une autre recherche d’équilibre taraude la Balance : comment écouter ses propres désirs tout en tenant compte de ceux des autres ? Comment parvenir à cet équilibre alors que le monde lui-même est paradoxal, construit sur des tensions entre des opposés et que le conflit rode en permanence ? La paix n’est pas donnée d’avance, elle se construit, elle se mérite et ne peut s’obtenir que dictée par une claire conscience et forte volonté. Un comble pour la Balance : vivre en paix avec les autres est un vrai combat ! Ce combat pour la paix avec autrui se traduit chez lui par une lutte intérieure et suscite de fortes tensions, de fréquents états d’âme, d’hésitations, de positions ambiguës. Une véritable épreuve émotionnelle et éprouvante pour un système nerveux assez fragile.

 Ce septième signe - symbole de la conscience de la collectivité qui s’éveille – se préoccupe d’entretenir avec tous des relations sociales plaisantes, cordiales, chaleureuses. Son caractère aimable, tolérant, persévérant, doux et raffiné (Vénus) allié à son sens du devoir et de ses responsabilités (Saturne) en font un bon négociateur qui attachera du prix à des accords gagnant-gagnant, les seuls vrais accords qui procurent la confiance réciproque, condition de leur pérennité.

balance
Sur le plan des idées, il en est de même : La Balance se méfie des positions extrêmes, car intuitivement elle sait qu’une idée radicale ne peut pas être juste. Pour lui,  la bipolarité du monde doit se concevoir non dans l’opposition mais dans la complémentarité. C’est l’union des contraires, du Yin et du Yang, de l’homme et de la femme, celle qui donne naissance à l’unité. S’il assiste à un conflit, il évitera de prendre position. Il préférera se demandera en quoi chacun a raison, en quoi chacun des points de vue est recevable.

Son système de besoins :

Etre reconnu pour son souci de l’équité, son sens de la justice, de l’impartialité. En quête d’équilibre, il accorde de l’importance à ce que sa vie et ses relations soient harmonieuses avec le plus grand nombre.

La manager type Balance

Voici le diplomate, l’ambassadeur, le représentant, le médiateur.  Ses qualités d’adaptation permanente avec son entourage, lui permettent de faire passer bon nombre de messages, « mine de rien », «  tout en douceur » : en matière de business, les asiatiques adorent !

Il est rare que ce manager, patient, à l’écoute et compréhensif réprimande celui qui s’est trompé :  car il se dit qu’il faut encourager ceux qui tentent, qui essayent, qui apprennent. Soucieux d’intégrer tous ses collaborateurs sans en laisser un de coté, le rôle de « manager de la diversité », comme on le dit maintenant, ne lui pose aucun souci car il dispose instinctivement ce type de savoir-faire et de savoir-être.

Manager suggestif plus que directif (voire parfois « laisser faire »), il veille à ne pas blesser, ne pas vexer. Aussi son style convient peut être plus à des collaborateurs susceptibles d’entendre à demi mots, à déchiffrer la vision et les objectifs de ce manager délicat.

C’est souvent un être tout en style, particulièrement sensible aux questions des relations humaines. Même s’il n’y est pas insensible, le pouvoir statutaire, l’argent, la reconnaissance sociale, les moteurs classiques de l’ambition ne sont pas l’essentiel de ce qui le fait vibrer. Il est plus idéaliste. Il vise la créativité, le pouvoir de l’esprit, la qualité de la coopération, l’ambiance de travail…Pour un collectif potentiellement en conflit, comme peut l’être une entreprise, il s’agit là de belles et précieuses dispositions managériales ! En ce sens, La Balance joue un rôle de régulateur social.

Ses verbes favoris

Je pacifie, j’apaise, je préviens et règle les conflits. J’harmonise, j’équilibre les forces.

Je légifère, je rends justice, je fais respecter les droits de chacun.

Je concilie, je rapproche, j’unis, j’associe.

Parole à ceux qui n’ont pas apprécié de travailler avec un Manager de style Balance

« Quand je repense à L.B. je me dis : j’ai rarement vu un manager aussi influençable ! Pour lui, le dernier qui avait parlé avait raison. Souvent, comme il ne savait que penser d’une affaire, il  faisait appel  aux experts : les juristes, les financiers. Leur technique le rassurait car elle était en mesure de lui apporter des certitudes. Et de fait, ce sont eux qui décidaient de l’avenir de l’entreprise. En revanche, dés qu’il s’agissait de sujets plus « softs » comme l’organisation de l’entreprise, les affectations de tel ou tel à un poste, les questions de management, on baignait longtemps, dans un grand flou artistique. Pour ses proches collaborateurs, il  était bien  compliqué de connaitre son réel point de vue.

Il était aussi très lunatique. Un jour, très cordial ; le lendemain détestable. Le plus difficile à supporter pour moi, c’était son manque de volonté, de combativité, d’esprit gagneur. Il veillait plus à ce que tout se passe bien plutôt que de prendre des risques pour gagner une affaire. Son souci majeur : ne froisser personne !! C’est sur ce principe qu’il établissait sa politique commerciale : pas officiellement évidemment mais dans les faits c’est ce qui présidait à ses décisions…quand il en prenait ! Il avait de grands principes sur la façon de conduire nos actions mais quand il critiquait notre travail on voyait bien qu’il ne connaissait pas grand-chose de la réalité du terrain. A plusieurs reprises j’ai tenté de lui en faire part. En entretien, dans son bureau tout allait bien. Il écoutait, semblait avoir compris mais par la suite rien ne changeait vraiment. La confrontation d’idées était impossible, on finissait par laisser tomber. »